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AUPRÈS DES RESCAPÉS DE COAT KERHUEL

  • Tidaï
  • Oct 9, 2025
  • 2 min read

Updated: Nov 30, 2025

Lorsque l’on franchit les portes de l’EHPAD Les Magnolias, aujourd’hui foyer provisoire des résidents de Coat Kerhuel, on comprend immédiatement que l’histoire du lieu dépasse les murs qui l’abritent. Ici vivent, depuis le drame du 9 juin 2022, des femmes et des hommes qui ont tout perdu dans l’incendie ayant ravagé leur établissement d’Ergué-Gabéric.


Une rencontre attendue

Odile et David Eldé — son complice ventriloque et accompagnateur de scène — ont fait halte aux Magnolias pour offrir un spectacle pensé comme une parenthèse, un moment suspendu. Car lorsque la doyenne bretonne de 92 ans arrive dans une salle, avec sa coiffe et son humour piquant en bandoulière, c’est toute une atmosphère qui se redresse.

Les résidents de Coat Kerhuel, déplacés, déracinés ont accueilli Odile comme on accueille une voisine du pays revenue après une longue traversée. Chacun voulait lui parler, lui sourire, lui raconter un bout de vie. Elle a répondu par ses répliques franches, ses apartés malicieux et cette façon unique d’être à la fois tendre et mordante.


Un hommage : la vidéo qui donne la parole aux survivants


Odile ne s’est pas contentée du spectacle. Touchée par le courage des résidents, elle a enregistré sur place une vidéo destinée à soutenir la sortie du livre Vivants et résilients, témoignage collectif paru en 2025.Ce livre, écrit par les résidents, leurs familles et les équipes ayant vécu l’incendie, raconte l’incompréhensible, l’urgence, l’après, et surtout la volonté de se reconstruire ensemble.


Dans la vidéo — que vous retrouverez ci-dessus — Odile invite, avec sa verve habituelle, à découvrir cet ouvrage qui porte en lui une part essentielle de leur mémoire.


Un moment de vie, un geste de mémoire


Le passage d’Odile aux Magnolias n’a pas seulement apporté des sourires : il a relancé le dialogue, ravivé des souvenirs heureux, offert un espace où chacun pouvait respirer un peu plus librement.

Parce qu’au fond, ces rencontres sont là pour rappeler ce que le livre raconte si bien :Que même au cœur du déracinement, même quand l’on perd ses murs, ses objets, son quotidien… il reste la force vivante des liens. Et parfois, il suffit d’une vieille Bretonne pour les rassembler autour d’un éclat de rire.


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